Surveiller les mentions radio & TV en temps réel
Mis à jour le 8 octobre 2026
La radio et la télévision restent l'angle mort de la plupart des veilles média. Ce guide explique comment détecter chaque citation de votre marque à l'antenne dès la diffusion, preuve audio à l'appui, et comment régler une veille qui alerte sans noyer.
Pourquoi la radio et la TV échappent aux outils de veille classiques
Les alertes Google et la plupart des outils de veille lisent du texte : articles, pages web, publications sur les réseaux sociaux. Une matinale radio ou un journal télévisé n'existent pas sous forme écrite au moment où ils sont diffusés : ces outils ne les voient tout simplement pas.
C'est pourtant souvent à l'antenne que se joue la visibilité d'une marque : une citation dans un journal du matin, un dirigeant interrogé sur une chaîne d'information, une polémique reprise d'une émission à l'autre. Et une mention à l'antenne est éphémère. Sans écoute continue, elle vous parvient le lendemain par un tiers, ou jamais, quand la fenêtre de réaction s'est déjà refermée.
Écouter soi-même ne tient pas à l'échelle : une seule chaîne d'information en continu, c'est vingt-quatre heures de parole par jour. La seule approche réaliste consiste à transcrire automatiquement les flux en direct et à chercher vos mots-clés dans le texte obtenu, au fil de la diffusion.
Comment fonctionne la veille en temps réel
Une fois la veille configurée, cinq étapes s'enchaînent sans intervention de votre part :
- Vous choisissez vos médias parmi les radios et chaînes TV proposées dans le tableau de bord, issues d'annuaires publics de flux en direct.
- Le flux est écouté en continu, 24 h/24 et 7 j/7. Pour une chaîne TV, seule la piste audio est exploitée : l'image n'est jamais traitée.
- La parole est transcrite automatiquement, par tranches successives, à mesure qu'elle est diffusée.
- Vos mots-clés sont recherchés dans chaque transcription, avec une correspondance phonétique qui tolère les petites erreurs de la reconnaissance vocale.
- Chaque détection est vérifiée par une seconde transcription, plus précise, de l'extrait audio concerné. Une mention qui n'est pas confirmée ne vous est pas envoyée.
L'alerte part alors par email, selon le mode d'alerte que vous avez choisi.
Trois modes d'alerte, trois usages
Temps réel. Une alerte par mention, envoyée dès qu'elle est confirmée, avec l'extrait audio en pièce jointe. C'est le mode de la gestion de crise et des sujets sensibles : le nom d'un dirigeant, un rappel de produit, un site industriel.
Par fréquence. L'alerte ne part que si vos mots-clés sont cités un certain nombre de fois dans une fenêtre de temps, par exemple cinq fois en dix minutes. Une mention isolée ne déclenche rien ; une reprise en chaîne sur plusieurs antennes, si. C'est le mode qui repère une vague médiatique au moment où elle se forme.
Périodique (digest). Un récapitulatif consolidé à heure fixe, chaque matin à 7 h 30 par exemple, avec le texte de chaque mention. Il tient lieu de revue de presse audiovisuelle et convient aux mots-clés fréquents, qu'une alerte par mention rendrait bruyants.
Selon votre formule, plusieurs règles peuvent coexister : rien n'empêche de suivre votre marque en digest quotidien et le nom de votre dirigeant en temps réel.
Bien choisir ses mots-clés
La qualité d'une veille tient d'abord à ses mots-clés. Quelques principes, tirés de l'usage :
- Visez les noms propres et les expressions distinctives : la marque, un produit, un dirigeant. Un mot courant comme « énergie » ou « banque » déclencherait des alertes sans rapport avec vous.
- Ajoutez les variantes réellement prononcées : le sigle et le nom développé, la marque et le nom du groupe, le prénom et le nom d'un porte-parole.
- Écrivez les nombres en toutes lettres. À l'antenne, on entend « Europe un », pas « Europe 1 » : le tableau de bord refuse les chiffres et propose directement la forme en lettres.
- Combinez avec ET pour cibler un contexte. Par défaut, les expressions d'une règle sont reliées par OU ; avec ET, « votre marque » et « rappel » doivent être cités tous les deux pour déclencher l'alerte.
- Testez, puis resserrez. Une première semaine d'alertes montre vite quels mots-clés sont trop larges, et lesquels méritent le temps réel.
Ce que contient une alerte
Chaque alerte indique le média, radio ou chaîne TV, le moment de la diffusion, le mot-clé détecté et le passage où il a été prononcé, avec son contexte.
En temps réel, l'email joint en plus un extrait audio MP3 d'environ une minute : le passage déclencheur et celui qui le précède. Vous entendez la mention telle qu'elle a été dite, avec le ton, l'intervenant et ce qui l'a amenée, sans avoir à chercher un replay qui n'existe pas toujours. Les alertes par fréquence et les digests restent textuels : ils reprennent la transcription de chaque mention.
Pour qui
- Attachés de presse et relations presse : savoir qu'un passage est à l'antenne et le faire écouter au client ou à la direction dans la foulée.
- Communication et gestion de crise : être prévenu avant que la question ne remonte par la hiérarchie.
- Agences RP : suivre plusieurs clients et rendre compte des retombées audiovisuelles avec l'extrait à l'appui.
- Marques : surveiller aussi les concurrents et le vocabulaire de leur secteur.
- Institutions, collectivités et porte-parole : savoir ce qui est dit d'eux dans les matinales et les journaux.
Ce que la veille ne fait pas, ou pas encore
MediaMonitor se concentre sur la radio et la TV, en français. Les alertes arrivent aujourd'hui par email ; Slack, Webhook et WhatsApp sont sur la feuille de route, comme la presse écrite, le web et les réseaux sociaux.
Les transcriptions ne constituent pas une archive : elles servent à détecter vos mots-clés et sont supprimées automatiquement après quelques jours. Enfin, le nombre d'emails d'alerte par jour dépend de la formule : 10 pendant l'essai, 30 en Starter, illimité en Pro et en Scale.
Questions fréquentes
Faut-il installer un logiciel ou un boîtier ?
Non. Tout se configure dans le navigateur : vous créez un compte, choisissez vos médias et vos mots-clés, et la veille démarre. Il n'y a ni matériel ni logiciel à installer.
Que se passe-t-il si une radio ou une chaîne coupe son flux ?
Les flux sont vérifiés régulièrement. Quand l'un d'eux devient indisponible, MediaMonitor cherche automatiquement une autre source en direct du même média et bascule dessus. L'état de chaque média est visible dans le tableau de bord.
Un média qui m'intéresse n'est pas proposé. Que faire ?
Signalez-le via le formulaire de demandes : les médias les plus demandés sont ajoutés en priorité.
Combien coûte la veille radio et TV ?
L'essai est gratuit pendant 7 jours, sans carte bancaire, avec 1 média et 10 mots-clés. Les formules payantes commencent à 20,40 € par mois pour 3 médias, sans engagement.
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